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Correspondance d'Ambrose & Louise

Ambrose de Norfolk

 
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─ Localisation : Howard House à Londres ou Sandringham House dans le Norfolk. Occasionnellement à Arundel Castle.
─ Emploi : Éleveur de chevaux, pianiste et écrivain.
─ Titre : Duc de Norfolk, Comte d'Arundel et Comte-Maréchal d'Angleterre. Président du Jockey Club et des Bienfaiteurs du Vauxhall.
 
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Dear  @Louise de Riquet-Chimay


Londres, le 30/07/1826
Votre Altesse,

Je vous écris ces quelques mots, car le temps me semble bien morne et monotone, depuis les derniers évènements et les dernières annonces. Le mariage que j'ai dû organiser à la hâte pour votre si chère amie, la princesse de France et le cousin de notre monarchie, le prince de Prusse, me pèse encore sur la conscience. Tant de tristesse en un jour de fête. Peut-être suis-je idéaliste, mais j'ai toujours espéré, que même dans l'arrangement d'une union, il pouvait au moins y avoir une once de lumière. Pardonnez-moi, votre Altesse, d'ouvrir ainsi mon coeur dans cette lettre, mais je n'ai personne ici à Londres pour me confier et, je sais que vous pouvez me comprendre.

L'annonce du trépas du roi a été un autre coup de massue pour moi et me voici, comme vous le savez, bien occuper dans les affaires de la monarchie. Je n'aurais jamais cru, en devenant Duc de Norfolk plutôt cette année, que je devrais déjà en subir la charge pleine et entière. Le travail m'assaille, mais je veux encore pouvoir vous écrire, car je pense à vous chaque jour que Dieu fait.

Les souvenirs de nos rares moments de la saison sont pour moi source de joie et de plénitude. Vous savoir si loin de Londres, m'a assombri le cœur, l'esprit et les humeurs. Mais je me console par cette correspondance, si chère à mon âme, et dans l'idée que vous passez de bons et heureux instants, dans votre chère Chimay.

J'espère avoir la chance de vous revoir, lorsque le temps le permettra et que vous reviendrez en Angleterre. Ici, le temps est si gris pour un été, qu'il me fait regretter les saveurs épicées du soleil indien.

Avec toute mon affection sincère, votre Altesse, je vous souhaite d'agréables journées.
Sincèrement votre,

Ambrose T.H. Howard
Duc de Norfolk

Correspondance d'Ambrose & Louise Kisspn10





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(c)Miss Pie

Louise de Riquet-Chimay

 
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Dear @Ambrose de Norfolk


Chimay, le 07/08/1826
Votre Grâce,

Que vous sacrifiez une partie de votre temps pour m'écrire me touche au plus haut point. Je sais combien vous êtes un homme occupé en ce moment et combien la perspective d'être jugé par vos pairs à la lumière des évènements qui nous touchent en cet instant vous préoccupe. Je crains de devoir vous voler encore un peu de votre temps car il vous faudra me lire à présent et peut-être même me répondre, qui sait ?

Vous avez fait des miracles en organisant aussi rapidement une cérémonie de mariage pour mon amie. Si ce n'étaient les circonstances dans lesquelles cette union a été scellée, je suis sûre qu'elle aurait pu bien plus en profiter et s'émerveiller de ce qui l'entourait que ce qu'elle a pu le faire. En tout cas je l'ai trouvée vraiment charmante et je n'en ai entendu que des compliments.

Je partage totalement votre sentiment relatif à cette union et j'aurais tout donné pour que mon amie puisse avoir le mariage qu'elle rêvait d'avoir mais malheureusement, les membres de familles royales et princières n'ont pas le luxe de pouvoir choisir. Nous sommes les esclaves des enjeux politiques de nos nations et de cet échiquier infernal qu'est le jeu d'alliances et d'ententes. Seuls quelques rares couples ont le bonheur de goûter la félicité conjugale comme ce fut le cas je crois pour la Reine Charlotte et pour mes parents également. Je ne peux souhaiter rien d'autre à ma très chère amie la princesse de France que de pouvoir trouver en son époux une telle félicité. Le prince de Prusse comptant parmi mes amis, je ne peux qu'espérer une telle issue. C'est un homme profondément droit et honnête. S'il ne peut pas tout lui apporter, au moins elle sera traitée avec dignité et respect. J'imagine que c'est déjà cela, n'est-il pas ?

Il est un privilège que de recevoir vos confidences qui, vous le savez mais je m'y engage ici, seront bien gardées. Après tout, comment pourrait-il en être autrement alors que vous prétendez à gagner mon affection ? Concevriez-vous d'épouser quelqu'un en qui vous n'avez pas confiance ? Je dois vous confesser que je nourris de longue date l'ambition d'allier mon devoir à mon bonheur. Je trouve qu'il n'y a rien de plus emprisonnant qu'un mariage que l'on subit.

Mon père a préféré en effet que nous rejoignons Chimay après le mariage afin de régler quelques affaires urgentes. Je ne doute pas que nous reviendrons pour l'enterrement mais je crains, vu la situation, que ce ne sera qu'un séjour de courte durée ne nous offrant que peu de possibilités de distractions (si tant est que l'on peut se distraire en un tel moment, je vous l'accorde).

Retrouver Chimay m'a remplie de joie et retrouver tous ces endroits si familiers m'a rappelé combien je me sentais chez moi. C'est si bon de se savoir appartenir à un endroit que l'on appelle un "chez soi". Toutefois j'ai bien conscience que cela ne durera pas et qu'un jour il me faudra quitter ce merveilleux endroit pour un autre lieu où mon destin me commandera d'aller. Je souhaite de tout mon coeur pouvoir y ressentir une telle sérénité et un tel apaisement. J'aimerai vous montrer tous ces endroits qui me sont chers et les partager avec vous afin d'échanger le gris de votre quotidien rempli de la tristesse ambiante actuelle pour de nombreuses couleurs. Peut-être, si l'avenir nous le permet, vous sera-t-il possible de me montrer à votre tour cette Inde que vous chérissez tant. J'ai hâte d'entendre le récit des aventures et des découvertes que vous y avez faites. Me les raconterez-vous un jour ?

Je conserve précieusement votre présent que je chéris tant par le souvenir qu'il apporte que par la magnifique mélodie que les notes génèrent lorsque je la joue. Parfois je me plais à penser que les sons traversent les lieues et la mer pour vous rejoindre et sonner à vos oreilles. L'entendez-vous ?

Père ne m'a pas encore fait part de ses projets pour la saison à venir mais je ne manquerai pas de vous informer dès que possible de mon éventuel retour prochain à Londres.

Dans cette attente, je vous transmets par la présente mes affectueuses pensées.

Votre dévouée.

Louise de Riquet-Chimay,
Princesse de Chimay

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Ambrose de Norfolk

 
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Dear  @Louise de Riquet-Chimay


Londres, le 11/08/1826
Votre Altesse,

Jamais, je n'aurais espéré réponse si prompte de votre part mais, je le confesse, celle-ci a mis bien de la lumière dans mes sombres journées et un baume agréable sur mes humeurs difficiles. Vous lire fût source de joie, votre Altesse. D'y trouver tant de compréhension et de bienveillance, m'a réchauffé le cœur, que je pensais devenir froid à force de me noyer dans le travail. Vous répondre était pour moi une évidence, dès que votre missive me fût remise, car il n'est après tout pas bien séant de laisser une Altesse sans réponse. Mais au-delà de cela, je trouve plaisir à vous écrire.

Il était sans doute utopique de ma part, d'imaginer quelques réjouissances de la part des deux partis marier ce jour-là. Néanmoins, tout comme vous, je leur souhaite de trouver la félicité conjugale, à défaut de l'amour que nous espérons tous ; ou dont nous rêvons tous, serait plus exacte. Voici, à nouveau, que je parle par utopisme, mais tout comme vous confessez vouloir allier sens du devoir et bonheur, je fais partie - à mon corps défendant- de ces grands romantiques dans l'âme, ayant les mêmes desseins. Peut-être cela vous surprend-il ? Le Duc de Norfolk peut-il se permettre de donner cette image ? Il est évident que la société ne le permettrait pas. Ainsi, comprenez-vous sans doute pourquoi je donne cette image glaciale. À nouveau, votre Altesse, je me confie à vous et vous mesurez ici, la confiance que j'ai en vous et en votre bienveillance. Et pour vous répondre avec la plus grande des franchises : non, je ne concevrais pas d'épouser quelqu'un en qui je n'aurais pas confiance.

En vos mots, je sens votre affection pour votre chère Chimay, me donnait ainsi envie de la connaître. Qui sait, un jour sûrement. Je comprends votre engouement pour ce "chez vous", qui semble vous emmener dans un apaisement idyllique, auquel je peux comparer ce que je ressentais, lorsque je me levais le matin aux Indes. Je ne vous souhaite, votre Altesse, que votre futur port d'attache vous apporte la même sérénité et plénitude. Il est tellement important de se sentir chez soi, et non un étranger dans des meubles ne paraissant pas lui appartenir ; si important d'avoir un endroit où être soi-même sans crainte de jugement. Serais-je seulement un si bon narrateur, pour vous compter les Indes, moi qui parle si peu ; aurais-je uniquement les mots. Je vous joins à cette lettre un roman, dans lequel je pense, vous trouverez de belles descriptions de ces paysages qui me manquent tant. Pour le reste, l'histoire est fort romantique, mais j'espère qu'il vous sera néanmoins agréable. Mais les Indes, votre Altesse, si d'aventure nos destins se lient l'un à l'autre un jour, je ne ferais pas que vous les conter, je vous les ferai découvrir dans leur réalité.

Je suis touché que cette partition ait pu toucher votre sensibilité et qu'elle vous soit d'une agréable compagnie ; qu'elle vous ramène un peu vers moi. J'ai le souvenir des plus émus de notre session de musique à 4 mains, cela m'apporte joie et apaisement. J'espère trouver à nouveau une mélodie que nous pourrions exécuter à deux, avant votre retour. Est-ce que les sons traverses les océans ? Je le crois, car lorsque je ferme les yeux, il me semble entendre le son de votre violon ; et la vie me semble moins morne alors.

J'ose m'autoriser à espérer votre retour en vue du couronnement de sa Majesté, Frédérick, notre nouveau monarque, mais bien sûr, j'attends les décisions sages de votre très cher père, autant que j'attends votre prochaine lettre.

Avec mon affection la plus noble et sincère,

Ambrose T.H. Howard
Duc de Norfolk

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Chimay, le 15/08/1826
Votre Grâce,

Savoir que j'apporte de la lumière dans votre quotidien me ravit à un point que vous ne pouvez imaginer. J'apprécie également beaucoup nos échanges, c'est pourquoi tout comme pour vous, je ne peux remettre à plus tard ma réponse.

Vous me surprenez en effet. Se pourrait-il donc que sous cette carapace faite de froideur et de devoirs, le duc de Norfolk disposerait en vérité d'un cœur qui bat ? Je vous taquine mais je vous comprends. Ou en tout cas j'en ai bien l'impression. On m'a enviée toute ma vie pour ma position, le luxe et l'opulence dans lesquels j'ai évolué mais ces personnes ont-elles seulement conscience des sacrifices que l'on a fait justement du fait de ces éléments ? Nous nous plions en quatre pour toujours avoir l'air parfaites, tirées à quatre épingles, choisir avec soin les éléments de nos toilettes pour respecter tantôt les us et coutumes des pays où nous nous trouvons, tantôt le protocole. Nous n'avons pas forcément le droit de nous habiller, de nous coiffer, de lire ou même de vivre comme nous le souhaitons. Tout est toujours régenté, les personnes que nous côtoyons sont triées sur le volet et chacun de nos gestes est dûment épié. C'est épuisant et en même temps, on finit par s'y habituer à la longue. Heureusement j'ai la chance d'avoir une famille aimante et nos parents ont vite transformé toutes ces règles en une sorte de jeu afin que les choses soient plus faciles à vivre pour nous. J'imagine que vu votre position, il en a été sans doute de même avec nous, n'est-il pas ?

Cher duc, comment pourrait-il y avoir meilleur narrateur que vous-même alors que vous aimez tant cet endroit ? Je ne peux croire que vos récits, aussi courts soient-ils ne soient pas emprunts de plus d'amour que toute description que je pourrais trouver dans des romans. Dans l'attente de l'entendre avec vos mots, j'aurais plaisir à parcourir ces paysages à travers votre présent qui me fait très plaisir. Ainsi je pourrais voyager à vos côtés au moins par la pensée. Je n'ose espérer qu'un jour ces pensées deviennent réalité.

Je vous autorise à l'espérer d'autant plus que mon frère Gabriel a été autorisé à retourner à Londres. Il est prévu qu'il parte seul. Mon petit doigt me dit qu'il est à la poursuite d'une jeune femme qu'il a bien l'intention d'épouser. Si mon petit frère est impulsif, il est toutefois très constant pour ce qui est de donner son affection à quelqu'un. C'est un ami des plus loyal et fidèle, il ne m'apparaît donc pas étonnant qu'il en aille de même pour ce qui est des histoires du coeur. J'espère simplement qu'il a déposé le sien entre de bonnes mains. Connaître si peu sa promise m'inquiète un peu et je ne souhaite rien d'autre à mes frères et à ma soeur que d'être heureux en tous points. Toutefois, vous avez été témoin tout comme moi de ses capacités à se saboter en société. Je gage que mon père préfèrera qu'il soit accompagné de près ou de loin dans ce périple. Il est donc possible que cette tâche m'incombe. J'imagine que le reste de ma famille nous rejoindra pour le couronnement.

Il était tellement dommage que nous n'ayons pas eu le temps d'échanger lors de l'enterrement de feu sa Majesté. J'aurais aimé que nous puissions passer un peu de temps ensemble. Malheureusement nos devoirs nous ont happés et j'ai pu constater de mes yeux que votre attention était pleinement dédiée à vos tâches. Vous qui étiez tellement inquiet à l'idée de réussir à tenir votre partition. Quelle impression avez-vous maintenant de la mélodie qui s'est jouée sous vos yeux ?

Dans l'attente impatiente de vous lire,

Votre dévouée.

Louise de Riquet-Chimay,
Princesse de Chimay

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