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(Flashback)Runnin' through this strange life - Ashlyn

Ezekiel L. Fraser

 
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─ Emploi : Membre à la chambre des Lords
─ Titre : Duc de Montrose, Comte de Crawford
 
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Runnin' through this strange life
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La mer n'avait pas été clémente, clairement, elle ne l'avait pas été dans les derniers jours et c'était avec un certain soulagement que je profitais de cette permission pour mettre pied à terre en France. Ayant là de la famille et surtout, puisque ma position était davantage plus près des côtes françaises que des côtes anglaises, il était plus simple et plus aisés de pouvoir aller de ce côté. Le fait que je parlais couramment la langue ne m'empêchait pas non plus de me fondre dans la masse et de me faire passer pour... quelque chose que je n'étais pas à dire vrai. Un simple haut gradé sans histoire. Bon haut gradé, il fallait encore remettre en perspective, je n'étais pas le plus haut gradé, mais je commençais à gravir les échelons. Tranquillement mais sûrement.

J'avais rangé mes vêtements d'apparat dans mes valises, ne voulant pas m'encombrer de tels choses pour ma permission et je portais mes habits de ville, ce qu'il y avait de plus simple. Mis à part qu'ils étaient de bonne facture, personne n'aurait pu croire que je venais de la haute société. J'étais débarqué avec un but précis. Bien sûr, voir de la famille un peu éloignée, mais également en profiter pour aller revoir une vieille connaissance dont j'avais eu vent qu'elle séjournait en France depuis quelques temps. Une petite pensée me traversa l'esprit, une pensée pour ma mère, pour mon frère et pour ma soeur adorée que je n'avais pas revu depuis ma dernière permission. Pour une fois... je crois qu'ils seraient en mesure de comprendre et de me laisser vivre un peu ma vie. De toute manière, j'étais adulte, quoiqu'en dise mon très cher et estimé père. Il n'était pas mieux de toute manière. À vouloir faire de nous des parfaits petits anglais, qu'est-ce qu'il avait réussi à accomplir? Faire de son aîné un fils qui ne voulait pas reprendre la place familiale et qui aurait tout fait pour donner son rôle à son frère. Mais bien sûr, c'est la Navy qui allait changer tout cela.

Je laissais mon regard parcourir sur le domaine alors que je remontais tranquillement l'allée, sachant que j'avais des chances qu'il ne soit pas présent. Mais en même temps, je n'avais pas vraiment eu dans l'idée de m'annoncer à l'avance. Dans le pire des cas, je devrais repasser une autre fois, ce n'était pas plus grave que cela après tout. Je montais une à une les marches, m'arrêtant sur la dernière pour laisser le vent me caresser le visage avant de sourire d'un air nostalgique. Bien que la mer n'avait pas été clémente, j'étais reconnaissant d'avoir cette sensation de liberté sur le navire.

Je toquais quelques coups à la porte et ce fut, comme il fallait s'y attendre, un domestique qui vint m'ouvrir. Lorsqu'il leva poliment un sourcil face à ma venue, ne me reconnaissant pas , je m'annonçais dans un français parfait.  « Je salue très cordialement très cher, je viens voir Sir Ailean Kennedy, l'on m'a dit qu'il était ici en ce moment.» Le domestique continua de me fixer un instant avant que je ne comprenne et que je me mette à rire.« Ezekiel-Louis Lancelot Fraser, nous sommes des vieux amis, nous avons grandis ensemble. Nous avons même quelques affaires ensemble, je....» Le majordome me regarda une nouvelle fois avant de laisser entendre d'une voix pincée « Oh vous êtes donc Monsieur Fraser... nous... nous avons souvent entendu parler de vous. Bien sûr, entrer.» et sans plus attendre, il s'effaça de la porte pour me laisser franchir le pas de la demeure. Je laissais mon regard courir sur cette architecture typiquement française qui m'avait toujours fascinée, bien plus que celle que je pouvais avoir à la maison alors que le domestique m'ouvrait une porte qui menait vers ce que je supposais être le salon. « Monsieur est sorti chasser avec un cousin, il sera de retour sous peu. En attendant, Monsieur souhaite-il avoir quelque chose à boire?» clairement, de la manière dont me regardait l'homme, le mot thé était attendu. J'eus un sourire poli et j'acquiesçais doucement « Un thé ne serait effectivement pas de refus, je vous remercie. Pensez vous également qu'il serait possible pour moi de vous emprunter un livre de votre bibliothèque afin de patienter?» L'homme s'arrêta un instant, me regardant sans comprendre, une drôle de demande je devais imaginer avant d'hausser les épaules. «Monsieur n'y verra probablement d'inconvénients. Suivez moi.»

Je le suivis dans les escaliers et m'arrêta derrière lui alors qu'il m'ouvrit la première porte que nous rencontrâmes à notre droite. « Ici. J'espère que vous trouvez un ouvrage qui vous plaira. En attendant, si monsieur vieux bien attendre mon retour avant de redescendre en bas...» Chose qui me fit rouler les yeux et à peine fut-il parti que j'attrapais un des premiers ouvrages sur l'astronomie que je trouvais et ressortis de la pièce à pas de loup. Comme si j'allais me perdre entre l'escalier et le petit salon. Non mais franchement.

Ashlyn C. Kennedy

 
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Ma vie en France était presque aussi animée que celle dont je disposais en Angleterre, nous avions été introduits à la cour, notre mère, Ailean, Moïra et moi à la cour de Louis XVIII. Il fallait nous montrer au sein d'un royaume marqué par une révolution dont les nobles présents portaient encore les stigmates. Cependant, nous n'allions pas nécessairement tout le temps à Paris, ni au Tuileries, seulement pour les évènements les plus marquants. Les bals se faisaient rares ces dernières années, on mettait en cause la mauvaise santé de Louis XVIII, qui, pris d'une affreuse crise de goute, nous rapportait-on, ne se déplaçait plus qu'en fauteuil. Loin de nous arrêter, on se regroupait entre familles de même rang pour des soirées, des garden parties, et tout autres célébrations. Je suppose fortement que ma mère avait toujours en tête de me marier alors même que nous étions en France. Ce que mon père refuserait à coup sûr, si il aimait follement une française, il voulait à tout prix que sa fille ainée épouse un écossais, dans le cas contraire un anglais. Tout me porte à croire, au vues du nombres d'allez-retour qu'il fait entre Londres et notre demeure en France, dans un manoir somptueux près  du  haras de ma tante en Normandie.

Quand mon frère partait à la chasse, comme ce matin, il emmenait bien souvent quelques amis avec lui et partait pour la journée, la plupart du temps, il finissait dans la taverne du coin, riant à gorge déployée, oubliant ses bonnes manière et son rang à cause du médiocre vin qui coulait à flot dans ce genre d'établissement. Il ne serait probablement pas rentré avant la nuit, revenant en chantant à tue tête un air grivois en français pour faire rouler des yeux ma mère. En temps normal, il restait un jeune homme tout a fait respectable, mais comme le disais ma mère, les hommes avaient besoin que jeunesse se fasse. Ma soeur et ma mère rendaient toutes deux visite à ma tante et à mon oncle, ce qui fait qu'en dehors de la présence des domestiques, je profitais d'une journée libre au sein du manoir.

Mon programme était plutôt simple, je devais finir comme convenu le travail de broderie de ma mère qui traînait depuis déjà quelques jours dans le petit salon. Ce fait, je n'avais pas pu résister à aller me promener à cheval, dédaignant l'amazone, préférant monter à califourchon, et me promenait sur le territoire entourant nos terres. La liberté, les cheveux aux vent, aucun percepteur, du bonheur à l'état pur, je revins au bout des quelques heures, heureuse, profitant amplement de ces heures de répit, sans ma famille. Un détour aux cuisines pour parler avec la cuisinière et plonger mon index dans la délicieuse crème à la pistache qu'elle était en train de préparer " C'est délicieux Gisèle comme toujours ! Pourriez vous me faire monter le café dans la bibliothèque je vous prie ? Oh et si vous avez des scones... je sais que vous les faites comme personne. Merci ma bonne Gisèle !" Et je montais, maintenant le jupon entre mes mains, bien décidée à passer du temps dans ma partie préférée de la maison : la bibliothèque.
J'allais ouvrir la porte quand celle ci s'ouvrit à la volée, me trouvant soudainement nez à nez avec, grand dieux " Ezekiel ? Par les dieux ? Que faites vous ici ?" avant de secouer la tête, posant une main sur mon coeur qui battait un peu trop vite à mon goût " Veuillez m'excuser, j'en perd toute ma bienséance. Que me vaut l'honneur de votre visite ? Je suis navrée mais Ailean n'est pas là et ... je suis vraiment surprise de vous voir ici, en France."

Ezekiel L. Fraser

 
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Même si Mère était française et avait tenu à nous apprendre sa langue, sa culture, nous avions rarement mis les pieds dans sa terre natale. Nous avions entretenu des rapports cordiaux avec les cousins, bien entendu, de manière générale, Père disait toujours qu'il était important de garder les liens de sang près de soi puisque le sang ne trompait jamais. Je n'avais jamais été à 100% d'accord avec cette affirmation. Ces cousins, même si le sang qui coulaient dans leurs veines était similaire au nôtre, rien n'indiquait qu'ils accordaient un quelconque attachement à notre famille. Après tout, Mère s'était mariée avec un Anglais, laissant entrevoir qu'elle laissait tout tomber de sa culture, de sa langue, de ce qu'elle avait toujours été. Évidemment, ils ont été agréablement surpris d'entendre mon prénom en entier la première fois et s'ils m'entendaient là, m'exprimant dans un français sans aucune hésitation et sans accent, je crois qu'ils ne l'auraient pas cru. Mais bon, après tout... Ce n'était pas ça l'important, n'est-ce pas?

Les Kennedy avaient toujours été dans le décor à un moment où a un autre dans nos vies. Tout cela s'était fait naturellement j'ai envie de dire. L'amitié était née entre moi et l'aîné et comme il avait une jumelle, elle nous suivait dans nos aventures. Nous étions un petit trio inséparables, nous étions souvent ensemble. Des enfants insouciants qui adoraient faire des vilains coups. Et puis peu à peu, mon frère nous a rejoints, nous faisant devenir un quatuor. Bien que nous étions 4 désormais, à ma plus grande surprise, je me rapprochais à certaine moment de Ashlyn. Et non pas de son frère, mais d'elle. Ce qui était somme tout un peu étrange, mais à la vue de notre relation d'amitié qui en devenait grandissante et forte, je ne pouvais qu'apprécier le lien, n'est-ce pas?

Je devais dire que je tentais vraiment ma chance à débarquer de la sorte, sans m'être annoncé. J'avais bien entendu écrit des lettres à Mère et Père et ainsi qu'une autre à mon frère et à ma soeur afin de leur assurer que j'allais bien et que j'allais prendre cette permission en France, afin qu'ils ne me cherchent pas. De toute manière, le temps que cette lettre se rendent et que la réponse me parvienne en retour, il y avait de très fortes chances que je sois de retour sur mon navire. Ils savaient que j'avais l'intention d'aller voir les Kennedy, je croyais entendre Père dans mes propres pensées alors qu'il ne m'avait même pas encore répondu. " Excellente idée fils de continuer à entretenir des liens. Nous avons besoin d'eux comme ils ont besoin de nous. "

Ma nouvelle trouvaille, un traité d'astronomie, petite merveille en son genre, serré contre ma poitrine, j'allais reprendre l'ouvrage pour le ramener au salon. Le plan était simple. J'allais attendre le retour d'Ailean en profitant d'une lecture certaine. S'il commençait à tarder, probablement que j'allais m'excuser afin de ne pas profiter de l'hospitalité de la famille de manière abusive, une balade serait peut-être une bonne idée. Même qui sait, je pourrais peut-être aller me balader en ville, trouver un équivalent de ces gentleman's club ici en France et trouver quelques gentilshommes avec qui discuter et échanger des idées. Non, je n'avais pas prévu de me montrer sous mon jour d'invité déraisonnable, même si, je ne pouvais pas le cacher, j'aurais bien aimé avoir une certaine stabilité durant les prochains jours. La mer était devenue une de mes passions, bien que forcée dans les dernières années, mais elle restait trop mouvementée à mon goût à certains moments. La terre ferme, cessez de se mouvoir encore et encore... cela me serait de grand repos.

Nous pouvions dire ce que nous voulions sur les Fraser, mais chacun d'entre nous, lorsque nous avions une idée en tête, il était très difficile de nous en faire changer d'avis et nous foncions, limite un peu tête baissée. De ce fait, bien décidé à ne pas attendre M. Le Domestique que je semblais ennuyer à mourir, j'attrapais mon livre et ouvrit la porte pour repartir aussitôt. En entendant un léger cri de surprise, je sursautais, m'arrêtant à quelques centimètres à peine d'une jeune femme et de boucles brunes avant de me figer, reconnaissant la voix. Bien qu'il y avait des années que je ne l'avais pas entendu. Ashlyn.. Chancelant légèrement, je repris contenance en faisant un pas en arrière, cachant malgré moi mon livre dans mon dos avant de bredouiller avec un sourire gêné « Je.. je cherchais un livre? » avant de me dire que je suis le dernier des idiots et qu'elle devait s'en douter. Ayant pris une distance plus que raisonnable et plus respectable, je laissais mon regard  courir sur elle, la découvrant une nouvelle fois. Après tout, elle avait changé depuis la dernière fois que je l'avais vu. Et.. clairement, elle ne s'attendait pas à avoir de la compagnie, au vu de sa tenue et de sa coiffure. Je toussotais doucement, détournant les yeux avant de souffler « Je ne pensais pas vous mettre dans un tel état, miss. J'étais venu voir Ailean et.... » avant de faire la moue doucement, puisqu'elle venait de me donner l'information. Je soupirais doucement, ressortant le livre de derrière mon dos, même si je ne lui avais jamais vraiment avoué mon amour pour l'astronomie, il n'y avait pas de honte à le cacher.  Cependant, ce serait probablement pour une autre fois.

Je refis quelques pas dans la bibliothèque, posant le livre délicatement sur une table puisque je n'avais aucune idée d'où il pouvait aller désormais avant de relever la tête vers elle. « J'ai une permission qui a commencé hier soir, comme nous étions plus prêt de la France que de l'Angleterre, j'ai décidé de m'arrêter ici un moment. Mais si votre frère n'est pas là, je ne voudrais pas passer une journée à l'attendre et à profiter de votre hospitalité... » avant d'avoir un petit rire « D'autant plus que je semble gêner votre majordome, donc je crains que je vais devoir prendre congé. » Il n'était pas convenable que nous soyons seuls dans cette pièce, il n'était pas convenable que nous soyons ainsi... et surtout, il n'était pas convenable que je continue de la regarder comment je le faisais. Je me mordais la lèvre un instant avant de détourner le regard. « Je suis encore ici quelques jours, j'imagine que votre frère va rentrer bientôt? Vous pourriez lui remettre un message de ma part? » Je ne voulais pas nécessairement partir... sauf que... quel choix avais-je réellement?

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