Serait-ce de la peur ? (RP libre)

Erwin J. Anderson

 
─ Messages : 11
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─ Avec nous depuis : 21/09/2021
─ Localisation : Peut être trouvé dans un pub ou dans la rue. Ou chez lui, un appartement dans l’East End.
─ Emploi : Étudiant en droit, officiellement.
─ Titre : Aucun, et n’en désire pas. Il est un citoyen, comme chaque âme anglaise, sur le même pied d’égalité!
 
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Serait-ce de la peur ?


Open to anyone and everyone

Il n’était plus rare de le voir ici, ce jeune homme, se tenant fièrement debout sur l’une des tables du pub. Erwin était apparu il n’y avait que quelques semaines, mais ces derniers temps, ses apparitions se faisaient de plus en plus fréquentes, et remarquées. Quand il parlait, c’était la tête haute et la voix claire. Son regard était toujours tiré au loin, comme s’il ne se trouvait pas entre quatre petits murs, mais dans une plaine grandissante. Voilà bien plusieurs dizaines de minutes qu’il avait commencé cette plaidoirie qui n’avait commencée qu’avec une discussion échauffée avec l’un de ses amis autour d’un verre. Et le voilà. Poursuivant de plus belle.

« … Machiavel le disait, citoyens ! Il affirmait ’’Quand on a à gouverner une ville, dont les dispositions intérieures sont redoutables, l’un des plus grands moyens et des plus sûrs est d’y aller habiter. Étant sur les lieux, on voit naître les désordres et l’on y remédie aussitôt. Quant au contraire, on est absent, on ne les connaît que lorsqu’ils sont si grands qu’ils n’ont plus moyen d’y porter remède.’’ Voilà, messieurs et mesdames, ce que disait ce grand esprit politique ! Hors, que vois-je quand je regarde notre capitale ? Et nos campagnes ? Citoyens, l’impôt que ces grands hommes ont votée force les familles ouvrières et agricoles à vivre avec à peine quelques shillings par mois. Par mois ! Pensez-vous que le roi s’en soucie ? Il est si loin, si engorgé de vin et de bonne vie qu’il ne pourrait pas y remédier sauf s’il se découvre un jour en manque de coquelet ! »

Des acclamations et des protestations grandirent dans le brouhaha de l’établissement. Erwin les accompagnait du poing, partageant toute l’indignation qu’il pouvait entendre autour de lui. Autour de la Cour, on n’entendait jamais parler de la campagne. Ou même des bas quartiers de la ville, si ce n’était pour se plaindre de l’odeur. On se contentait d’un regard lointain, et de bien plus d’attention aux derniers ragots de Miss Miranda.

Miss Miranda qui venait tout juste de sortir un nouvel ouvrage de son œuvre...

Erwin l’avait lu, ce torchon. Comment une telle chose pouvait avoir autant de popularité, bien au-delà de la réelle politique et des scandales sociaux de ce pays ?

« Oui ! Oui ! Je vous entends, et je suis des vôtres ! Il ne faut pas que ces bonnes gens oublient à qui ils doivent leur feu dans les cheminées, leur vin dans les verres et leur cuir des souliers ! Citoyens, ne les laissons pas oublier, partageons le mot. »

Sur ces mots, il sauta de la table, fit quelques pas sous l’élan et reprit la choppe qu’il avait lâché plus tôt dans son discours pour boire un grand coup, épuisé mais satisfait par cet engouement qu’il semblait avoir créé. Les voix se faisaient d’autant plus fortes maintenant, et cette énergie, toute cette énergie... elle faisait écho à celle qui faisait battre son cœur.


 
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